Cote/Cotes extrêmes
Date
Organisme responsable de l'accès intellectuel
Description physique
Origine
Biographie ou Histoire
François-Joachim de Pierre est né le 22 mai 1715 dans une famille de noblesse ancienne.
Après des études au collège Louis-le-Grand, il entre au grand séminaire de Saint-Sulpice. Il entre à l'Académie française en 1744. Sa poésie l'amène à fréquenter les salons et à faire la connaissance de la marquise de Pompadour, favorite du roi Louis XV. Cette dernière le lance notamment dans la carrière diplomatique.
En 1752, le roi l'envoie en ambassade à Venise. A son retour en 1755, il est chargé de mener les négociations relatives au retournement de l'alliance entre Frédéric II de Prusse et Marie-Thérèse d'Autriche. En 1757, il entre au conseil du roi en tant que secrétaire d'état aux affaires étrangères mais l'année suivante, il est disgracié au profit de Choiseul.
Nommé cardinal de Bernis en 1769, il est chargé après la mort du pape Clément XIII de trouver un candidat pour contrer les jésuites au conclave. Il est récompensé en étant nommé ambassadeur à Rome.
La Révolution le pousse à l'exil, en farouche opposant à la Constitution civile du clergé. Il demeure alors à Rome où il officie pour le compte des Etats pontificaux. Il décède d'ailleurs à Rome en 1794.
Modalités d'entrées
La minute de la lettre de Bernis à Voltaire a été acquise par achat en 1961.
Présentation du contenu
Ce petit lot de documents est essentiellement constitué par huit lettres originales, la minute d'une lettre adressée à Voltaire, le manuscrit supposé autographe du poème "Les Quatres (sic) parties du Jour".
Conditions d'accès
Librement communicable.
Langue des unités documentaires
Autre instrument de recherche
Inventaire analytique par Agnès Pouillon, conservateur, Paris, s.d., 2 p. Voir l'instrument de recherche
Documents en relation
Les papiers du cardinal de Bernis ayant été dispersés, le dossier classé aux archives des Affaires étrangères dans la série Papiers d'Agents, n° 14, complète le volume n° 72 de la série Mémoires et documents (Autriche).
Agnès Pouillon.
Un burin de Cunégo, d'après un portrait du Cardinal de Bernis par Callot, est conservé dans la collection iconographique du MAE.
Documents séparés
Voir également :
- les papiers Bernis conservés aux Achives nationales (164AP),
- de la correspondance du cardinal de Bernis est conservée à la Bibliothèque municipale de Toulouse.
Mots clés lieux
Mots clés producteurs
Cote/Cotes extrêmes
Date
Présentation du contenu
Correspondance :
Bernis avertit l'évêque de Digne que le roi a l'intention de dédommager le plus tôt possible l'abbé de Frischman, qui a reçu l'abbaye de Beaulieu avec 5 000 livres de rente au lieu de 7 000 à 8 000 livres promises par le roi. (original signé).
Bernis assure au marquis de l'Hospital qu'il s'entremettra auprès du roi en faveur de son secrétaire Bonnet. (original signé).
Bernis remercie le bailli de Froulay de l'avoir averti du dénouement de l'affaire de son neveu à Malte, et d'avoir remédié à l'oubli des dimissoires. (lettre autographe signée).
Bernis remercie Voltaire de lui avoir envoyé le tome I de son ouvrage "Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand", le félicite de son talent et lui fait part de ses projets de voyage en Languedoc et à Bagnères. (minute).
Bernis adresse ses voeux au bailli de Froulay et l'assure de son amitié. (lettre autographe signée).
Bernis délivre un certificat de vie à Jean Moniot. (original signé).
Bernis, afin d'être dédommagé par les États d'une perte de revenus due à la privation de son droit de "depaissance" dans un marais, demande au syndic du diocèse d'Albi de lui donner des exemples d'immeubles aliénés par les États autrement que par voie d'enchères (cessions à l'amiable, adjudications de travaux publics non faites au rabais). (lettre autographe signée).
Bernis remercie le bailli de Breteuil de son témoignage de sympathie à l'occasion d'un deuil récent. (lettre autographe signée).
Bernis assure le bailli de Breteuil de son empressement à recevoir le prince de Wesemsky, selon la recommandation du bailli. (original signé).
Bernis avertit qu'il exécutera avec soin les ordres du roi, en vue de calmer l'agitation dont l'auteur ne peut être le bailli de la Brillane.
Bernis pense que la solution ne saurait être donnée par le démembrement des propriétés de l'Ordre [différend connu sous le nom d'affaire de Toulouse] (lettre autographe signée).
Autres documents:
- Cahier de 12 folios, dont 5 blancs, portant un poème de Bernis intitulé "Les quatres (sic) parties du jour". Selon une note insérée dans le fascicule, le manuscrit serait autographe et aurait été donné par Bernis à l'abbé Mulot ; l'auteur de l'éloge de l'abbé Mulot l'aurait ensuite reçu. Fol. 16-28.
- Coupure de journal portant l'article d'Emile Henriot intitulé "Les amours d'un ambassadeur". Cet article a été rédigé à propos de l'édition de la correspondance de Bernis à la princesse Santa-Croce par Mignon et Buriot-Darsiles, membres de l'Ecole française de Rome, dans la "Nouvelle Revue d'Italieé. Fol. 29.
Ce site utilise des cookies techniques nécessaires à son bon fonctionnement. Ils ne contiennent aucune donnée personnelle et sont exemptés de consentements (Article 82 de la loi Informatique et Libertés).
Vous pouvez consulter les conditions générales d’utilisation sur le lien ci-dessous.