BERNIS, Joachim de

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Cote/Cotes extrêmes

14PAAP (Cote de commande)

Date

1757-1788

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Centre des archives diplomatiques de La Courneuve

Description physique

2 articles

Origine

BERNIS, Joachim de

Biographie ou Histoire

François-Joachim de Pierre est né le 22 mai 1715 dans une famille de noblesse ancienne.

Après des études au collège Louis-le-Grand, il entre au grand séminaire de Saint-Sulpice. Il entre à l'Académie française en 1744. Sa poésie l'amène à fréquenter les salons et à faire la connaissance de la marquise de Pompadour, favorite du roi Louis XV. Cette dernière le lance notamment dans la carrière diplomatique.

En 1752, le roi l'envoie en ambassade à Venise. A son retour en 1755, il est chargé de mener les négociations relatives au retournement de l'alliance entre Frédéric II de Prusse et Marie-Thérèse d'Autriche. En 1757, il entre au conseil du roi en tant que secrétaire d'état aux affaires étrangères mais l'année suivante, il est disgracié au profit de Choiseul.

Nommé cardinal de Bernis en 1769, il est chargé après la mort du pape Clément XIII de trouver un candidat pour contrer les jésuites au conclave. Il est récompensé en étant nommé ambassadeur à Rome.

La Révolution le pousse à l'exil, en farouche opposant à la Constitution civile du clergé. Il demeure alors à Rome où il officie pour le compte des Etats pontificaux. Il décède d'ailleurs à Rome en 1794.

Modalités d'entrées

La minute de la lettre de Bernis à Voltaire a été acquise par achat en 1961.

Présentation du contenu

Ce petit lot de documents est essentiellement constitué par huit lettres originales, la minute d'une lettre adressée à Voltaire, le manuscrit supposé autographe du poème "Les Quatres (sic) parties du Jour".

Conditions d'accès

Librement communicable.

Langue des unités documentaires

Français.

Autre instrument de recherche

Inventaire analytique par Agnès Pouillon, conservateur, Paris, s.d., 2 p.  Voir l'instrument de recherche

Documents en relation

Les papiers du cardinal de Bernis ayant été dispersés, le dossier classé aux archives des Affaires étrangères dans la série Papiers d'Agents, n° 14, complète le volume n° 72 de la série Mémoires et documents (Autriche).
Agnès Pouillon.

Un burin de Cunégo, d'après un portrait du Cardinal de Bernis par Callot, est conservé dans la collection iconographique du MAE.

Documents séparés

Voir également :
- les papiers Bernis conservés aux Achives nationales (164AP),
- de la correspondance du cardinal de Bernis est conservée à la Bibliothèque municipale de Toulouse.

Mots clés lieux

Mots clés producteurs

Correspondance. Documents divers.

Cote/Cotes extrêmes

14PAAP/1 (Cote de commande)

Date

1757-1786

Présentation du contenu

Correspondance :

  • L'évêque de Digne : Fontainebleau, le 18 Septembre 1757, Fol. 3.

Bernis avertit l'évêque de Digne que le roi a l'intention de dédommager le plus tôt possible l'abbé de Frischman, qui a reçu l'abbaye de Beaulieu avec 5 000 livres de rente au lieu de 7 000 à 8 000 livres promises par le roi. (original signé).

  • Paul Galluccio, marquis de Châteauneuf et de l'Hospital, ambassadeur à Saint-Pétersbourg : Versailles le 8 Novembre 1757, Fol. 4.

Bernis assure au marquis de l'Hospital qu'il s'entremettra auprès du roi en faveur de son secrétaire Bonnet. (original signé).

  • Le bailli de Froulay, ambassadeur de Malte à Paris : Vic-sur-Aisne, le 2 Avril 1760, Fol. 5.

Bernis remercie le bailli de Froulay de l'avoir averti du dénouement de l'affaire de son neveu à Malte, et d'avoir remédié à l'oubli des dimissoires. (lettre autographe signée).

  • Voltaire : Vic-sur-Aisne, le 13 Novembre 1760, Fol. 7.

Bernis remercie Voltaire de lui avoir envoyé le tome I de son ouvrage "Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand", le félicite de son talent et lui fait part de ses projets de voyage en Languedoc et à Bagnères. (minute).

  • Le bailli de Froulay, ambassadeur de Malte à Paris : Vic-sur-Aisne, le 23 Janvier 1761, Fol.8.

Bernis adresse ses voeux au bailli de Froulay et l'assure de son amitié. (lettre autographe signée).

  • Jean Moniot : Rome, le 5 Janvier 1771, Fol. 9.

Bernis délivre un certificat de vie à Jean Moniot. (original signé).

  • Salabert, syndic du diocèse d'Albi, Montpellier, le 3 Janvier 1779, Fol. 10-11.

Bernis, afin d'être dédommagé par les États d'une perte de revenus due à la privation de son droit de "depaissance" dans un marais, demande au syndic du diocèse d'Albi de lui donner des exemples d'immeubles aliénés par les États autrement que par voie d'enchères (cessions à l'amiable, adjudications de travaux publics non faites au rabais). (lettre autographe signée).

  • Le bailli de Breteuil, ambassadeur de Malte à Paris : sans lieu, le 22 Mars 1779, Fol. 12.

Bernis remercie le bailli de Breteuil de son témoignage de sympathie à l'occasion d'un deuil récent. (lettre autographe signée).

  • Le bailli de Breteuil, ambassadeur de Malte à Paris : Rome, le 7 Avril 1784, Fol. 13.

Bernis assure le bailli de Breteuil de son empressement à recevoir le prince de Wesemsky, selon la recommandation du bailli. (original signé).

  • Le bailli de Suffren, ambassadeur de Malte à Paris : Rome, le 10 Mai 1786, Fol. 14-15.

Bernis avertit qu'il exécutera avec soin les ordres du roi, en vue de calmer l'agitation dont l'auteur ne peut être le bailli de la Brillane.

Bernis pense que la solution ne saurait être donnée par le démembrement des propriétés de l'Ordre [différend connu sous le nom d'affaire de Toulouse] (lettre autographe signée).

Autres documents:

- Cahier de 12 folios, dont 5 blancs, portant un poème de Bernis intitulé "Les quatres (sic) parties du jour". Selon une note insérée dans le fascicule, le manuscrit serait autographe et aurait été donné par Bernis à l'abbé Mulot ; l'auteur de l'éloge de l'abbé Mulot l'aurait ensuite reçu. Fol. 16-28.

- Coupure de journal portant l'article d'Emile Henriot intitulé "Les amours d'un ambassadeur". Cet article a été rédigé à propos de l'édition de la correspondance de Bernis à la princesse Santa-Croce par Mignon et Buriot-Darsiles, membres de l'Ecole française de Rome, dans la "Nouvelle Revue d'Italieé. Fol. 29.